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29 septembre 2025L’essentiel à retenir : Les cloportes ne sont pas une nuisance en soi, mais un signal d’alarme pour l’humidité excessive dans votre maison. Régler les fuites, ventiler correctement et utiliser des solutions naturelles comme la terre de diatomée permettent de lutter efficacement contre leur présence. Agir rapidement protège votre habitat de l’humidité, évitant des coûts de réparation plus élevés à long terme.
Vous trouvez des cloportes dans la maison et ça vous agace ? Ces petites boules grises signalent souvent un problème d’humidité sous-jacent, comme une VMC défaillante. Je me souviens d’un chantier où ces bestioles révélaient un mur humide… Découvrez 7 méthodes testées par un pro – de la terre de diatomée aux pièges maison – pour les éliminer sans produits agressifs, et surtout, comprendre pourquoi ils reviennent. Parce qu’un bon bricolage, c’est toujours une solution à la racine du problème, même quand un expert est nécessaire pour des fissures profondes.
- Pourquoi les cloportes s’installent chez vous : plus qu’une nuisance, un signal d’alarme
- 7 méthodes naturelles et efficaces pour se débarrasser des cloportes
- Quand passer à la vitesse supérieure : 3 traitements radicaux
- Prévention : les bons réflexes pour une maison saine et sans cloportes
Pourquoi les cloportes s’installent chez vous : plus qu’une nuisance, un signal d’alarme
Introduction : une anecdote de chantier pour comprendre le vrai problème
Je me souviens d’un chantier dans une vieille maison en pierre. Les propriétaires se plaignaient de voir des cloportes dans la cave. En inspectant les murs, j’ai vite repéré des taches d’humidité sous les plinthes. Ces bestioles, souvent perçues comme une nuisance, n’étaient que le signe d’un défaut de ventilation. Les cloportes, bien que inoffensifs, signalent un excès d’humidité. Leur présence est un indicateur naturel : si vous les trouvez chez vous, c’est que votre maison a besoin d’un diagnostic hydrique. Sur ce chantier, un test d’humidité a révélé un taux de 82 % dans les murs, bien au-delà de la normale. Leur réaction ? « Mais comment les cloportes pouvaient en savoir plus que nous ? » Simple : ces crustacés terrestres sont des bio-indicateurs naturels. Ignorer leur présence peut mener à des dégâts structurels coûteux comme des moisissures ou une dégradation du plâtre.
Le cloporte, la carte d’identité d’un faux insecte
Le cloporte n’est pas un insecte mais un crustacé terrestre, apparenté aux crabes et crevettes. Son corps segmenté, ses 7 paires de pattes et sa capacité à se rouler en boule en font un animal unique. Contrairement aux insectes, il respire via des branchies transformées (pléopodes), ce qui explique son besoin vital d’humidité. Pour survivre, ses pléopodes respiratoires doivent rester humides en permanence : c’est pourquoi il évite la lumière et se regroupe en groupes compacts pour limiter la déshydratation. Dans le jardin, il décompose les feuilles mortes et le bois pourri, contribuant à la formation de l’humus. Mais à l’intérieur, son agglomération en groupes compacts dans des zones humides devient problématique. Saviez-vous qu’un cloporte peut survivre jusqu’à 3 semaines sans nourriture ? Son métabolisme lent lui permet de persister même en environnement peu nutritif.
Les deux facteurs qui attirent les cloportes : l’humidité et le garde-manger
L’humidité excessive est leur attractif n°1. Trois causes principales :
- Fuites d’eau sous les éviers, machines à laver, ou canalisations mal étanches. Un simple joint défectueux sous un évier peut humidifier un mur entier, créant un paradis pour cloportes.
- Condensation dans les salles de bain, cuisines ou buanderies non ventilées. Un taux d’humidité dépassant 70 % suffit à attirer ces crustacés.
- Problèmes structurels : remontées capillaires dans les murs, défauts d’étanchéité des fondations. Sur un chantier similaire, j’ai vu des plinthes en plâtre complètement gorgées d’eau par un défaut de rupture de capillarité.
Pour la nourriture, ils raffolent des matières organiques en décomposition : bois pourri sous les bûches, moisissures sur les murs, épluchures cachées sous des placards. Un excès de carton humide dans un garage mal isolé peut devenir un véritable buffet à cloportes. Un cas mémorable ? Une cave transformée en stockage de bûches avait attiré une colonie entière, toutes venues pour le bois moisi et les champignons qui poussaient dessus.
Les points chauds : où inspecter en priorité dans votre maison
Pour cibler votre recherche, voici les zones à vérifier en priorité :
- Caves et sous-sols : Humidité naturelle et manque de lumière favorisent leur prolifération. Vérifiez les recoins sous les escaliers où l’air stagne.
- Salle de bain : Derrière les sanitaires ou sous la baignoire, inspectez les joints abîmés. Un joint silicone craquelé autour d’une baignoire est une porte ouverte aux invasions.
- Cuisine : Sous l’évier, là où l’humidité s’accumule près des canalisations. Une fuite microscopique dans la tuyauterie peut humidifier le bois du meuble.
- Buanderie : Autour de la machine à laver, vérifiez les fuites cachées. Un tapis de mousse humide sous l’appareil est un nid idéal.
- Fissures : Les lézardes dans les murs ou les rebords de fenêtres mal isolés servent de passages. Un joint de fenêtre fendu de 2 mm suffit à les laisser entrer.
- Plinthes : Derrière celles des pièces humides, cherchez des traces d’humidité. Un bois gonflé au toucher est un signe inquiétant.
Une inspection minutieuse de ces zones permet souvent d’identifier la source d’humidité avant d’envisager des solutions. Retenez qu’un cloporte en intérieur est un messager : votre maison a besoin d’un traitement anti-humidité. Sur un chantier récent, j’ai vu des propriétaires ignorer ces signaux pendant six mois… jusqu’à ce qu’un début d’effritement des murs les oblige à agir. Ne laissez pas ces indicateurs biologiques devenir des dégâts matériels coûteux à réparer.

7 méthodes naturelles et efficaces pour se débarrasser des cloportes
Méthode 1 : Traquer et assécher l’humidité, le nerf de la guerre
Quand je rénovais des maisons anciennes, les cloportes proliféraient toujours dans les pièces humides. Régler l’humidité attaque le problème à la racine. Aérez 15 minutes par jour, même en hiver. Vérifiez les fuites sous les éviers ou canalisations.
Un déshumidificateur s’impose dans les caves sans fenêtre. Vérifiez aussi votre VMC. J’ai vu un simple nettoyage des bouches réduire de 80% la population en deux semaines sur un chantier.
Méthode 2 : Faire le grand ménage pour les priver de ressources
Ils se nourrissent de matières en décomposition. À l’intérieur, retirez les moisissures avec de l’eau de Javel diluée. À l’extérieur, éloignez bois et feuilles mortes des murs. J’ai vu des propriétaires résoudre le problème en déplaçant leur compost à 5m de la maison.
Méthode 3 : La terre de diatomée, une barrière naturelle redoutable
La terre de diatomée agit comme un champ de mines. Ses cristaux de silice entaillent la carapace et provoquent une déshydratation fatale. J’utilise la version blanche pour l’intérieur, plus douce.
Appliquez une fine couche le long des plinthes. Portez un masque FFP2 : même naturel, la poussière irrite les voies respiratoires. En extérieur, saupoudrez autour des fondations. Renouvelez après chaque pluie.
Méthode 4 : Créer des pièges « maison » pour les capturer en douceur
Les pièges maison, c’est ma solution préférée pour les familles. La pomme de terre coupée en deux devient un hôtel pour cloportes. Après 24h, jetez-les dans le compost.
La bûche humide placée dans un coin de cave fonctionne encore mieux. J’ai testé cette méthode pendant une rénovation : disparition quasi-totale en 3 semaines. L’avantage ? Aucun produit chimique.
Méthode 5 : Utiliser des répulsifs naturels comme l’huile de neem
L’huile de neem est l’arme secrète des jardiniers bio. Mélangez 10 gouttes avec 1L d’eau tiède et 5ml de savon noir. Vaporisez sur les passages et répétez toutes les semaines.
Elle perturbe leur comportement. Un client m’a raconté que l’odeur rappelle « l’été dans le Sud ». Pour les cuisines, préférez les applications nocturnes et essuyez avant utilisation.
Méthode 6 : Bloquer les accès, le réflexe de l’artisan
Un bon bricolage, c’est un bricolage étanche. Inspectez les murs avec une lampe pour déceler les microfissures. J’utilise du mastic acrylique pour l’intérieur et du mortier de réparation pour l’extérieur.
Autour des canalisations, appliquez du mastic silicone. Pour les fenêtres, remplacez les joints usés. Sur un chantier, on a colmaté 12 points d’entrée en 3h avec 60€ de matériaux. Résultat : disparition complète en 3 semaines.
Méthode 7 : Adapter sa stratégie en hiver
L’hiver, c’est le moment critique. Le chauffage crée de la condensation sur les parois froides. J’ai vu des caves devenir des étuves à cloportes à cause de ce phénomène.
Pour pallier cela, aérez 15 minutes le matin même par -5°C. Dans les garages non chauffés, placez des coupelles de sel déshydratant dans les angles. Une astuce : surveillez l’humidité avec un hygromètre – objectif : rester sous 50%.
| Méthode | Principe d’action | Niveau de difficulté | Conseil de pro de Thomas |
|---|---|---|---|
| Assécher l’humidité | S’attaque à la cause racine | Intermédiaire | « Vérifiez votre VMC ! C’est souvent la grande oubliée, mais son efficacité est capitale. » |
| Assainir l’environnement | Supprime la nourriture et les abris | Débutant | « Un tas de bois collé à la maison, c’est une invitation ouverte pour tous les xylophages. » |
| Terre de diatomée | Crée une barrière mortelle par déshydratation | Débutant | « Portez toujours un masque. Même si c’est naturel, la poussière fine n’est jamais bonne à respirer. » |
| Pièges maison | Capture et déplace les cloportes sans les tuer | Débutant | « Idéal si vous avez des enfants, c’est une méthode ludique et respectueuse de l’environnement. » |
| Répulsifs (huile de neem) | Éloigne les cloportes par l’odeur et le contact | Débutant | « La persévérance est la clé. Un seul traitement ne suffira pas, il faut maintenir la pression. » |
| Colmater les fissures | Bloque physiquement l’entrée des nuisibles | Intermédiaire | « Utilisez un mastic acrylique pour l’intérieur et un mortier de réparation pour l’extérieur. » |
| Gérer en hiver | Contrôle la condensation, principal facteur d’attraction | Débutant | « Aérer 15 min le matin, même s’il fait -5°C, est plus efficace qu’un déshumidificateur toute la journée. » |
Quand passer à la vitesse supérieure : 3 traitements radicaux

Solution 1 : Les insecticides chimiques, à utiliser avec discernement
Quand j’intervenais sur des chantiers avec des problèmes d’humidité tenace, je n’ai jamais été fan des produits chimiques. Mais parfois, face à une infestation massive de cloportes qui résiste aux méthodes naturelles, on n’a pas le choix.
Optez pour des insecticides spécifiques aux insectes rampants, comme ceux à base de pyréthrinoïdes (ex. cyperméthrine). Lisez scrupuleusement les notices : respectez les doses, aérez pendant et après l’application, et protégez particulièrement les enfants et animaux pendant 48h. Portez gants et masque pendant l’application.
Attention : ces produits sont efficaces à court terme mais ne traitent que les symptômes. Sans résoudre l’humidité sous-jacente, les cloportes reviendront. Sur un chantier à Lyon, un client pulvérisait un insecticide sans résultats. Les murs suintaient l’eau par capillarité. Le produit agissait sur les présents, mais la source humide attirait constamment de nouveaux venus.
Solution 2 : L’intervention d’un professionnel de la désinsectisation
Sur mes chantiers, je voyais souvent des clients paniquer devant une prolifération de cloportes. Si les méthodes maison échouent, un désinsectiseur agréé peut intervenir avec des produits interdits aux particuliers.
Il réalisera un diagnostic précis, traitera les zones stratégiques avec des gels ou sprays concentrés (ex. fipronil), et pourra garantir un résultat pendant plusieurs mois. Mais attention : c’est une solution curative, pas préventive. Si l’humidité persiste, les cloportes reviennent. Sur un chantier à Marseille, un traitement a fonctionné 3 mois, jusqu’à une infiltration d’eau de pluie non traitée initialement.
Solution 3 : Le diagnostic humidité par un expert du bâtiment, la solution de fond
Quand je diagnostiquais des problèmes d’humidité, une chose était claire : les cloportes récurrents annoncent un problème structurel. Soit un défaut d’étanchéité des fondations, soit des remontées capillaires, soit une mauvaise ventilation des vides sanitaires.
Un expert identifiera la cause avec des outils spécialisés (hygromètre, caméra thermique) et proposera des solutions durables :
- Infestation massive et incontrôlable : Faites appel à un professionnel de la désinsectisation.
- Retour constant des cloportes malgré vos efforts : Contactez un expert en diagnostic humidité.
- Présence de salpêtre, moisissures étendues, murs humides au toucher : Consultez un spécialiste du bâtiment.
J’ai vu un client à Bordeaux économiser 2 000 € grâce à un nettoyage de gouttières bouchées. Un simple détail peut tout changer, d’où l’importance d’un diagnostic avant des travaux lourds. Les experts utilisent des solutions éprouvées : injection de résine hydrophobe (barrière imperméable dans les murs), reprise des joints de maçonnerie (colmatage des fissures) et installation d’un système de drainage (évacuation de l’eau sous les dalles).
Prévention : les bons réflexes pour une maison saine et sans cloportes
Maintenir un environnement sec et propre au quotidien
Sur les chantiers, j’ai toujours martelé : l’humidité est l’ennemi n°1. Un client laissait sécher son linge dans une pièce sans ventilation. Résultat ? Moisissures, odeurs… et cloportes partout.
Aérez quotidiennement les pièces humides (salle de bain, cuisine) 10-15 min. Essuyez la condensation sur les fenêtres après la douche. N’ouvrez pas le sèche-linge à l’intérieur : préférez l’évacuation extérieure. Astuce pro : utilisez un déshumidificateur électrique en sous-sol ou des coupelles de gros sel dans les angles humides. Vérifiez les fuites sous l’évier : un filet d’eau attire les cloportes.
Entretenir les abords de la maison, votre première ligne de défense
Les cloportes raffolent des zones humides et des débris. Un client m’a appelé pour une invasion. Diagnostic : feuilles mortes contre le mur et gouttières bouchées. Conséquence : l’eau stagnante attire les nuisibles.
Nettoyez les gouttières régulièrement, surtout en automne. Vérifiez que l’eau s’évacue loin des murs grâce à une pente bien étudiée. Conservez 50 cm dégagés autour des fondations : préférez la terre nue ou les graviers. Mon conseil : évitez les bordures en bois – optez pour pierre ou métal.
L’inspection annuelle : le check-up de votre bâti
« Mieux vaut un euro de prévention que dix d’extermination », disais-je à mes équipes. Voici ma check-list annuelle, affinée en 15 ans de chantiers :
- Vérifiez les joints de silicone dans la salle de bain et la cuisine. Un joint fendu = une entrée pour l’humidité.
- Cherchez des fissures aux fondations. Un simple trou de 2 mm peut devenir un accès massif.
- Éloignez plantes grimpantes des murs. Leur contact crée un microclimat humide idéal.
- Contrôlez les bouches de VMC et aérateurs. Un système bouché = une pièce humide, un appel à nuisibles.
- Jetez un œil en cave ou vide-sanitaire. Une tache d’humidité fraîche ? Agissez avant qu’elle ne s’étende.
Ce contrôle prend 30 min, mais évite des mois de lutte. Problèmes majeurs ? Consultez un pro. Un mauvais diagnostic, et tout est à refaire. Vérifiez aussi les bâches anti-humidité : une déchirure suffit à provoquer une infestation. Un filet d’eau mal réparé, et c’est le cercle vicieux : l’humidité attire les cloportes, qui attirent d’autres nuisibles. Prévenez la chaîne avant qu’elle ne se brise.
« Les cloportes sont les premiers indicateurs d’un excès d’humidité. En tant qu’artisan, je vous conseille de traquer les fuites, d’aérer quotidiennement et de colmater les fissures. Pour une solution durable, traitez la cause, pas seulement les symptômes. Une maison saine, c’est avant tout une maison sèche. »
FAQ
Pourquoi ai-je des cloportes dans ma maison ?
J’ai souvent été appelé sur des chantiers où les propriétaires s’inquiétaient de voir des cloportes pulluler dans les sous-sols ou les salles de bain. La grande majorité du temps, ces petits crustacés terrestres ne sont pas là par hasard : ils fuient la lumière et recherchent un environnement humide et riche en matière organique en décomposition. Je me souviens d’une maison à la campagne où les cloportes envahissaient la cave. Après inspection, j’ai découvert que le drainage extérieur était bouché, causant une remontée capillaire dans les fondations. Régler l’humidité, c’est couper court à leur « ligne de vie ».
Pour résumer : si vous en trouvez chez vous, cherchez d’abord une fuite d’eau, une VMC défaillante ou des matériaux poreux (comme le plâtre) qui retiennent l’humidité. C’est rarement un problème ponctuel, mais un signal d’alarme sur l’état de votre habitat.
Quels dégâts font les cloportes ?
Heureusement, les cloportes ne rongent pas les structures en bois comme les termites, ni ne transmettent de maladies. En revanche, leur présence en masse dans une pièce humide est un indicateur de déséquilibre. J’ai vu des cas où leur accumulation accélérait la dégradation du bois pourri ou des carrelages mal isolés, car ils se nourrissent de matière organique en décomposition. C’est un peu comme un mécanisme d’auto-nettoyage naturel, mais dans un environnement intérieur, cela devient contre-productif.
Le vrai problème, c’est qu’ils attirent d’autres nuisibles. Un sol humide avec des débris végétaux ou des moisissures est un véritable paradis pour eux… et pour les champignons, les acariens ou même les souris. Régler leur venue, c’est aussi prévenir des dégradations secondaires.
Comment se débarrasser des cloportes dans une maison ?
En tant qu’artisan, je prône toujours la solution racine plutôt que le pansement. La clé, c’est l’assèchement. « Bien fait du premier coup » : voilà ma devise. Commencez par réparer les fuites de plomberie, améliorez la ventilation (vérifiez votre VMC !), et utilisez un déshumidificateur dans les zones critiques. J’ai personnellement installé des VMC hygroréglables dans plusieurs maisons anciennes, et le résultat est bluffant.
En complément, éloignez les tas de bois et débris végétaux des murs, et colmatez les fissures avec du mastic acrylique. La terre de diatomée est une solution naturelle redoutable : saupoudrez-en le long des plinthes. En cas de recrudescence, un professionnel pourra diagnostiquer une infiltration structurelle, car parfois, un simple joint mal scellé cache un problème majeur.
Quel insecte se transforme en boule lorsqu’il est en détresse ?
Ah, la fameuse volution ! C’est une défense typique des cloportes de l’espèce Armadillidium vulgare. Contrairement à leurs cousins les isopes, qui restent allongés, les cloportes se roulent en boule par réflexe de survie. J’ai souvent montré ce mécanisme à mes neveux avec des spécimens trouvés sous une bûche dans le jardin : c’est un spectacle captivant pour qui n’est pas allergique à la nature !
Cette adaptation évolutive leur sert à résister à la dessiccation et aux prédateurs. Mais attention : ce comportement n’en fait pas un nuisible, juste un résistant. Leur carapace calcaire et leur réflexe de repli sont des atouts pour leur survie… mais un désavantage quand ils décident de squatter votre cave.
Que signifie la présence de cloportes dans une maison ?
Pour un artisan comme moi, c’est une évidence : c’est un indicateur biologique de l’état de votre maison. Quand je vois des cloportes dans une pièce, je sais qu’il y a un taux d’humidité supérieur à 70 %, souvent lié à une infiltration ou une ventilation insuffisante. Ils sont la preuve vivante d’un déséquilibre à corriger.
Prenez le temps d’inspecter les fissures des fondations, les joints de votre machine à laver, ou les plinthes de la salle de bain. Leur présence est un appel à l’entretien… et à la prévention. Ignorer ce signal peut entraîner des moisissures ou des dégradations structurelles à long terme.
Comment se débarrasser des cloportes dans une maison en hiver ?
L’hiver est un défi car l’humidité s’accumule avec le chauffage. J’ai souvent conseillé à mes lecteurs de maintenir une aération quotidienne, même si l’extérieur frôle le zéro degré. « Une cave bien aérée, c’est une cave sans cloportes » : voilà ma règle d’or. Utilisez un déshumidificateur en complément, surtout si votre sous-sol sert de pièce de stockage.
Autre astuce : vérifiez les points d’entrée. En hiver, ils cherchent un refuge chaud, et une gouttière mal drainée ou un vide sanitaire mal ventilé devient un passage privilégié. Colmatez les interstices et nettoyez régulièrement les zones sombres. C’est un travail de prévention, pas de combat front à front.
Quelle est la saison de reproduction des cloportes ?
Leur cycle de vie est étroitement lié à l’humidité. En milieu tempéré, la période de ponte s’étale de mars à octobre, avec un pic en été. La femelle porte ses œufs dans une poche incubatrice (le marsupium) pendant un mois avant de libérer les petits. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il est crucial d’agir en amont avant les beaux jours.
J’ai vu des infestations exploser après des printemps humides, surtout dans les maisons avec des vides sanitaires mal entretenus. Si vous trouvez des cloportes en hiver, c’est le signe qu’ils ont élu domicile dans un microclimat intérieur (salle de bain, buanderie) où la température reste stable. La répétition des traitements naturels est alors indispensable.
Les cloportes sont-ils dangereux pour l’homme ?
Non, ils sont inoffensifs. Aucun risque de morsure, de piqûre ou de contamination. Leur seul « crime » est d’être des indicateurs envahissants. En revanche, leur présence en grand nombre peut être un facteur de stress pour qui craint les nuisibles. Je le rappelle toujours à mes lecteurs : ce sont des alliés en extérieur, décomposant les feuilles mortes et enrichissant le sol. À l’intérieur, c’est une autre histoire… mais ils ne méritent pas d’être éradiqués, juste redirigés vers un environnement adapté.
Dans les maisons avec enfants, je préconise les pièges à pomme de terre ou bûche humide. C’est ludique, efficace, et éducatif sur leur rôle écologique. Pas besoin de produits chimiques pour des solutions proches de la nature.
Quelle est l’espérance de vie d’un cloporte ?
Entre 2 et 4 ans, selon les conditions. C’est long pour un petit crustacé, mais court comparé à leur cycle de reproduction. J’ai lu des études où des colonies en milieu contrôlé vivaient jusqu’à 5 ans, mais en milieu naturel, les prédateurs (crapauds, oiseaux) limitent leur longévité. Ce qui compte, c’est leur rapidité à se reproduire : une femelle peut pondre plusieurs fois par an, d’où l’urgence d’agir en amont.
En pratique, en coupant l’humidité et la nourriture, vous réduisez drastiquement leur espérance de vie en intérieur. Un environnement sec et propre, c’est une désinfestation naturelle. C’est une leçon que j’ai apprise sur le tas : la prévention vaut mieux que l’extermination.



